SAR France

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Pierre Dinet de Montrond

Pierre DINET de MONTROND (1754-1843)

 

Caporal au régiment de Poitou, embarqué sur le vaisseau Le Destin (74) de 1779 au 16-8-1782, Pierre Dinet de Montrond, écuyer, seigneur de La Monnoye, est né en 1754, huitième d’une fratrie de 10 enfants. Il est issu d’une ancienne famille du Bourbonnais, anoblie en 1355. Leur blason ancien était « de gueules, à la croix ancrée d’argent, cantonnée de quatre roses de même ».

Plusieurs Dinet furent capitaines-châtelains de Billy, principale châtellenie des sires de Bourbon depuis 1232, d’autres furent capitaines des armées du Roi ou du Connétable. Claude Dinet fut Commissaire d’artillerie des armées royales, lieutenant de Philibert de La Guiche ; son fils Louis était écuyer de la Grande Ecurie, lieutenant du Gouverneur de Mâcon. Jacques fut lieutenant général du Domaine du Bourbonnais pour la Reine Elisabeth, puis pour la Reine Louise, et son maître des requêtes. Pierre fut conseiller et maître de chapelle du Roi Henri III, son prédicateur ordinaire et celui de la Reine Louise, puis confesseur du Roi Henri IV. Gaspard fut provincial des Minimes, prédicateur de la Cour du Roi Henri IV, puis évêque de Mâcon. Jacques (II) fut provincial des Jésuites. préfet des études de Descartes au Collège de La Flèche, il le soutint ensuite dans sa controverse sur la Métaphysique ; il fut ensuite confesseur du Roi Louis XIII qu’il assista lors de sa mort. Louis (II), neveu de Gaspard, devint évêque de Mâcon à sa suite, conseiller d’Etat, baron de Romans ; ami de Saint Vincent de Paul, il fonda deux des premières Confréries de la Charité.

LA GUERRE D'AMERIQUE

A la fin du XVIII° siècle, la famille Dinet n’a plus de charges valorisantes ni de relations à la Cour qui auraient pu permettre à ses fils de suivre l’enseignement d’un collège militaire, comme leurs contemporains Desaix à Effiat, ou Bonaparte à Brienne. Le fils aîné, Marien, né en 1747, marié à une Cadier de La Brosse, jouira des biens de la famille, tandis que les trois cadets, François né en 1751, Joseph né en 1752, et Pierre, tout juste instruits par le curé de la paroisse, s’engageront dans les armées royales en tant que gentilhommes servant comme volontaires. Pour François et Joseph, ce fut le régiment de la Guadeloupe, où ils atteignirent rapidement les échelons leur permettant de sortir de l’état d’officiers de fortune, mais François, à peine nommé sous-lieutenant, fut tué le 20-8-1777, alors qu’il était second de Mr d’Arbaud. Joseph, ayant combattu à Sainte Lucie, à Savannah, à Tobago et à Saint Christophe, préféra se retirer à Scaborough, dans l’île de Tobago, où il est mort en 1823. Pierre, quant à lui, s’est engagé le 3 avril 1773 au régiment de Poitou. En 1778, sa compagnie est affectée comme auxiliaire dans l’escadre de Guichen, et il est embarqué à bord du Destin (74) en 1779 avec lequel il participe au siège de Saint Christophe, aux « trois combats », à la prise de Pensacola, et à la Chesapeake, où Le Destin était matelot avant du Ville de Paris. " Le Destin nous précède et La Victoire nous suit : heureux présage !" aurait dit l’amiral de Grasse.

Enfin, le 16-8-1782, il est congédié pour ancienneté. Sans doute sa carrière militaire n’a pas été aussi gratifiante que celle de ses frères, mais il faut dire que les compagnies embarquées comme garnison sur les vaisseaux n’étaient pas le lieu idéal pour se faire remarquer.

APRÈS LA GUERRE

Après ses campagnes, Pierre, rentré au pays, se marie avec sa cousine Anne Geneviève de Rollat de Puyguillon le 14-11-1785, qui mourut deux ans plus tard, après avoir accouché d’une fille mort-née. Le 20 janvier 1789, il se remarie à Saint-Pourçain avec Madeleine de La Codre dont il eut deux enfants : Marguerite, née le 9-10-1789, et Marien, né le 24-1-1791 et mort le 6-12-1803.

Pierre fut emprisonné trois mois pendant la Révolution, puis il vécut paisiblement à Saint-Pourçain où il était membre du conseil d’administration de la ville et lieutenant de la Garde Nationale. Sa fille Marguerite fut donc la dernière descendante à porter le nom de cette vieille famille bourbonnaise. Elle se maria en 1816 avec Pierre Bonnejean, un ancien soldat ayant fait toutes les campagnes de la République et de l’Empire, notamment dans la Garde Impériale, capitaine à la Légion de l’Allier, officier de l’ordre royal de la Légion d’honneur. Après un premier enfant mort en bas-âge, ils n’eurent qu’une fille, Marie Madeleine, qui épousa un magistrat, Adolphe Ancelot, chevalier de la Légion d’Honneur, Président de Chambre à la Cour d’Appel de Riom, Président de l’Académie de Clermont , et en eut deux filles: l’une morte sans postérité, l’autre, Marguerite, qui se maria avec le magistrat Henri Bertrand, chevalier de la Légion d’Honneur. Leur fille aînée, Jeanne, épousa le colonel Charles Desthieux, commandeur de la Légion d’honneur, dont le fils, Raymond, capitaine de frégate, officier de la Légion d’honneur, fut le père de Bernard, rédacteur de cette notice et le grand père de Bertrand.

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Descendants SAR: Bertrand DESTHIEUX, (Notice rédigée par Bernard Desthieux, ancien SAR).