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Abzac de la Douze

Jean-Baptiste Charles d’ABZAC de LA DOUZE de CAZENAC (1754-1794)

 

 

 

 

Issu d’un rameau puîné d’une très vieille famille de la noblesse du Périgord, Jean-Baptiste Charles d’Abzac est né le 9 janvier 1754 au château de Cazenac, à Coux-et-Bigaroque (Dordogne), et baptisé le même jour à la paroisse Saint-Pierre de Cabans (aujourd’hui Le Buisson-de-Cadouin).

 

 

Il sert dans le régiment d’infanterie de Tournaisis dès 1769, où il est nommé sous-lieutenant le 15 mars 1770. Il fait une campagne en Corse puis est incorporé avec Tournaisis dans le Royal-Italien en 1775. Lieutenant le 18 janvier 1778, juste avant l’engagement de la France dans la guerre d’Indépendance américaine, il est envoyé en détachement le 22 mars 1780 pour s’embarquer à Brest. Jean-Baptiste d’Abzac fait cette guerre essentiellement sur mer, en garnison sur le vaisseau LE PLUTON commandé par le capitaine de vaisseau d’Albert de Rions (escadre de l’amiral de Grasse, 1781-83). Le lieutenant d’Abzac commande 50 à 60 hommes à la prise de l’île de Tobago et participe à 6 ou 7 combats en mer « à l’un desquels il a reçu une forte contusion de mitrailles sur la poitrine ».

 

 

Il est nommé capitaine le 1er juillet 1787. Son unité devient le bataillon des chasseurs royaux du Dauphiné le 30 mai 1788. Dans un mémoire du 18 août 1788 où il demande la croix de Saint-Louis, il déclare que le comte d’Albert de Rions avait déjà demandé qu’on la lui donne et que « les fatigues de la guerre ont pendant plusieurs années absolument altéré sa santé, ce qui lui a occasionné deux voyages très dispendieux à Barèges et à Cauterets ».

 

Le 11 octobre 1790, alors que son régiment est en garnison à Romans-sur-Isère (Drôme), il épouse à la paroisse Saint-Barnard Marie-Victoire Allier, fille d’un marchand de bois de cette ville. Leur première fille, Rose Louise Charlotte Gabrielle Adélaïde, est baptisée le 31 août 1791 dans la même paroisse.

 

Les Chasseurs royaux du Dauphiné deviennent le 2e bataillon d’infanterie légère. Jean-Baptiste Charles d’Abzac reçoit enfin la croix de Saint-Louis le 6 octobre 1791. Il donne sa démission le 2 juin 1792, valable le 10 août suivant s’il n’est pas rentré, et obtient un congé pour raison de santé pour aller prendre les eaux à Aix-Les-Bains, à l’étranger en Savoie. Il part en réalité avec d’autres officiers du même bataillon pour rejoindre l’armée des émigrés, alors que sa femme attend un deuxième enfant. Il regrette assez vite sa décision. Très amoureux de sa femme, il lui écrit sans se douter que ses lettres sont interceptées. Trois d’entre elles sont lues au conseil du département de la Drôme le 5 novembre 1792. Conformément à la loi, son nom et ceux de ses camarades cités dans ses lettres sont portés sur la liste des émigrés et leurs biens sont placés sous séquestre.

 

Il rentre en France à l’automne 1792 en évitant le département de la Drôme. Il passe par Lyon et par Vienne. De retour en Périgord, à Belvès, il est mis en prison pendant quelques jours « sans autre motif que celui pris de ce qu’il est de la caste nobiliaire » puis se fait délivrer des certificats de civisme. Mais il voyage pour affaires à Bordeaux et à Montagnac (Lot-et-Garonne) où il est arrêté chez un ami en décembre 1793 car on découvre qu’il est sur la liste des émigrés. Il est envoyé à Agen pour être jugé par le tribunal criminel du Lot-et-Garonne. Ses lettres l’accablent. Il est allé joindre les émigrés à Offenbourg et n’est rentré en France qu’après la journée parisienne du 10 août, qui l’a convaincu que la cause des « rebelles » était désespérée. Condamné à mort le 16 avril 1794, il est guillotiné le même jour à Agen.

 

 

 

 

 

Descendant SAR: Jean-Mathieu ROBINE (Rédacteur)