SAR France

Sons of the American Revolution - Branche française

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Augustin de Bourguisson

 

Pierre Charles René d’Augustin de Bourguisson,

 

 

Pierre-Charles-René d’Augustin de Bourguisson (1740- 1804)

 

 

                                                                                                                                                                                                             

 Pierre-Charles-René d’Augustin de Bourguisson, chevalier, seigneur de Bourguisson en partie, baptisé en l’église d’Epeigné-les-Bois le 24 novembre 1740, mourut à Tours le 10 août 1804. 

5ème et dernier enfant de Louis-Gabriel d’Augustin, chevalier, seigneur de Bourguisson, et d’Angélique de Bonnafau, Pierre-Charles-René n’en est pas moins une des figures les plus intéressantes et les plus importantes de la famille : Six générations avaient vécu à Bourguisson, sur la paroisse  d’Epeigné-les-Bois,  aujourd’hui en Indre et Loire. Il est le dernier des d’Augustin à y être né, mais y a passé peu de temps ;  si comme ses ancêtres, il embrasse la carrière militaire, il est le premier à traverser les océans, à s’illustrer sur les champs de bataille d’un autre continent et  pour finir, il connaît les heures difficiles du passage de  l’Ancien Régime à la période trouble de la Révolution qui le pousseront vers la retraite après 37 années au service de la  France.

Sa vie commence durement, puisque tout juste âgé de  7 ans, il est orphelin de père. Suivant l’exemple de ses deux frères aînés, à 16 ans, il choisit la carrière des Armes et le 10 février 1757, s’engage au régiment de la Tour du Pin, où servirent successivement son bisaïeul,  puis son aïeul, et cinq ans avant lui, son frère Etienne-Charles.  

Lieutenant au régiment de Béarn le 14 mars 1759, il fait campagne en Allemagne pendant la guerre de Sept  Ans. Pierre-Charles est engagé, avec la Tour du Pin, puis Boisgelin, dans les combats de la guerre de Sept Ans, notamment à Korbach et Warbourg, Le 25 août 1762, il est au moulin de Grüningen et le 30 août  à Friedberg, puis à la tour de Johannisberg. Malheureusement, ces succès ne sont qu’exceptions dans la suite de nos revers.

Le désastreux traité de Paris pousse Choiseul à consacrer tous ses efforts à la lutte contre l’Angleterre, et à engager une profonde réforme de l’armée, Boisgelin devient Béarn.  Pierre-Charles y est promu capitaine le 5 août 1775. A peu près à la même époque, Béarn se dédouble : les 2° et 4° bataillons, où Pierre-Charles va être affecté, deviennent Agenois.

 

LA GUERRE D'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE

Dans le cadre de la défense de nos colonies, Agenois,  sérieusement renforcé, est embarqué sur l’escadre de l’amiral d’Estaing et arrive à Saint-Domingue en 1778. Pierre-Charles y retrouve son frère Etienne-Charles.

La révolte des colonies anglaises et la victoire des Insurgés sur les Anglais à Saratoga précipitent les événements et entraînent la France dans la guerre d’Indépendance. Les deux frères commencent par participer à la désastreuse expédition de la Savannah en 1779. Ce nouveau revers ne fait qu’exciter leur désir de revanche.

Mais il faudra encore attendre  deux ans pour que le corps expéditionnaire français, sous les ordres de Rochambeau, soit rassemblé, et c’est sur l’escadre de Grasse qu’Agenois est  embarqué le 3 août 1781 pour la fameuse traversée de Cap-Français à la baie de la Chesapeake, à la barbe des Anglais.

  Le siège d'Yorktown en octobre 1781 est l’occasion pour  Pierre-Charles de se distinguer. Claude Manceron, dans son ouvrage « le Vent d’Amérique » relate le fait suivant : 15 octobre ; « la garnison d’York entreprend une dernière tentative pour l’honneur. Elle profite de la nuit … Les Anglais, au nombre de six cents hommes d’élite, font une sortie, qui grâce au subterfuge employé pouvait réussir : ils se présentent devant deux batteries en avertissant de ne pas tirer, qu’ils sont Américains ; puis se précipitent sur la seconde parallèle ; enclouent quatre pièces, et saisissent M.de Bourguissant, capitaine au régiment d’Agenais» ; Rapidement secouru par l’intervention de la réserve, sous les ordres du chevalier de Chastellux, Pierre-Charles reprend le combat qui devient de plus en plus vif 

Fait chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis la même année, gratifié de 600 livres, Pierre-Charles participe, début janvier 1782 à la tentative de reprise de l’île Saint-Christophe. Le 8 avril 1782, il quitte la Martinique, avec l’escadre de Grasse, à destination de Saint-Domingue. Le 12 avril,  après la perte du navire amiral , le Ville de Paris, l’amiral de Vaudreuil réussit à regrouper  17 vaisseaux de guerre sur un desquels se trouve Pierre-Charles, et à regagner Cap Français.

 Le 15 mai 1783, il est nommé au commandement de la compagnie de grenadiers du Régiment et le mois suivant, reçoit une gratification de 600 livres.

 

LA PÉRIODE RÉVOLUTIONNAIRE

Après plusieurs années passées aux Antilles et en Amérique, le Régiment d’Agenois, devenu entre temps le 16me Régiment d’Infanterie, rentre en France et tient garnison dans l’île d’Oléron, puis à Saintes. Pierre-Charles y reste jusqu‘en 1789.

C’est de cette cité qu’il est témoin des premières manifestations de la Révolution. Rapidement, la situation de l’armée se dégrade et l’encadrement est partagé entre la fidélité au Roi et le nouvel ordre. Il faut attendre la déclaration de guerre de l’Autriche le 20 avril 1792 pour clarifier la situation. Pierre-Charles reprend la direction des frontières avec le 16me Régiment d’Infanterie qui fait partie de l’Armée du Nord, commandée d’abord par Rochambeau, puis début septembre par Dumouriez. On ne sait pas exactement à quelles opérations il participa. Par contre, entre avril 1792 et mars 1794, le 16me Régiment d’Infanterie a été engagé, entre autres, au siège de Namur, à celui de Maestricht, à nouveau Namur, puis Furnes, lieux ou Louis d’Augustin et son fils René s’étaient illustrés un siècle plus tôt pendant la guerre contre la Hollande.

Le 24 octobre 1792  Pierre-Charles est nommé: lieutenant-colonel. Mais, après plus de 37 ans de campagnes presque continues, probablement déçu par la situation politique, le 1er mars 1794, il est admis à la retraite avec une pension de 2.500 francs. En effet, s’il avait acquis au cours de ses campagnes une certaine ouverture d’esprit, il n’avait certainement pas voulu la mort du Roi. Il se retire à Lussault-sur-Loire,  entre Tours et Amboise, dans une propriété de sa femme, puis à Tours  où il décède le 1er août 1804.

 

 Le 17 mars 1789, il avait pris part avec son frère aux assemblées générales des gentilshommes de Touraine pour l’élection des représentants de la Noblesse aux Etats Généraux. 

 Il épousa, par contrat du 30 mai et célébration à Nazelles le 2 juin 1789, Fortunée-Marie-Félicitée-Françoise Ouvrard de Martigny, née au château de Nazelles le 16 juillet 1762, fille de feu Alexandre-Louis-Marie-Joseph Ouvrard de Martigny, châtelain de Nazelles, de la Guespière, de la Fontaine du Saule, de la Mazière et autres lieux, et de défunte Marie-Anne-Claude de Bérard, dame de Vaubrault et de Sources. Elle mourut à Tours le 13 mai 1845. Une pension de 500 francs lui avait été accordée à partir du 4 août 1831, en sa qualité de veuve d’officier.

Le 14 septembre 1791, de son union avec Fortunée-Marie-Félicitée-Françoise Ouvrard de Martigny est né à Saintes un fils Pierre-René-Casimir d’Augustin de Bourguisson, notre quatrième aïeul. Comme son père, il eut une brillante carrière militaire.

 

Les d’Augustin portent : de sable à la face d’argent, accompagné de trois porcs-épics d’or, deux en chef, un en pointe.

 

 

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Descendants SAR :  Baron Hervé d’Augustin de Bourguisson (rédacteur), Baron Eric d’Augustin de Bourguisson