SAR France

Sons of the American Revolution - Branche française

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Pierre Charles Charet

 

 

 

Prosper Charles CHARET  (1748 -1812)

 

 

 

 

 

Prosper Charles Charet né à Nantes le 23 avril 1748 est le 9ème enfant de Nicolas Charet de la Frémoire (1696-1783) et de Anne Van Wittenberg (1713-1790). Son père était un  important négociant et armateur négrier  nantais, échevin, consul puis juge-consul.

Le nom est souvent  écrit phonétiquement: Charette dans les textes (selon la prononciation de l'époque).

 Lui-même entreprit une carrière de négociant armateur négrier en s'associant à Pierre Ferdinand Ozenne (maison Charet et Ozenne).

 La participation de Prosper Charet à la révolution américaine débuta dès 1776  et prit des formes variées : commerces, fournitures militaires et surtout participation à l'escadre de John Paul Jones. Cette collaboration a été également idéologique et  politique par l’intermédiaire des Loges maçonniques et des relations au plus  niveau des États.

Prosper Charet appartenait en effet à un réseau à la fois familial, commercial  et social qui comprenait  entre autres son  beau-frère Antoine Mesnard, son frère Augustin, gendre et associé  de Jean Le Ray de la Clartais, ainsi que  Denis Cottineau capitaine des navires d'Antoine Mesnard. Tous étaient engagés dans le commerce colonial avec les Antilles.

Denis Nicolas Cottineau de Kerloguen né le 11 février 1745 à Nantes joua un rôle important dans la révolution Américaine : une plaque commémorative à sa mémoire  installée  à Savannah (Géorgie), où il est inhumé, et Prosper Charet, dans le cadre de Charet et Ozenne permit ou facilita les actions de Cottineau au service de la cause de l'indépendance.

Prosper Charet, franc maçon, appartenait à la loge Saint Germain. Denis Cottineau  était également membre de cette loge ainsi que Jean Conrad Zollickofer négociant Suisse qui le 6 octobre  conclut un acte avec Charet  et Ozenne qui "avanceront les fonds, tandis que  Zollickoffer fera les opérations commerciales aux États-Unis" Les associés déclarent verser 36 000 livres pour que Denis Cottineau transporte des marchandises marquées Z sur le navire armé par Charet et Ozenne Le Ferdinand jusqu'à Williamsburg ou tout autre port des colonies anglaises.

 

Le blocus de la Chesapeake

C'est avec Le Ferdinand que Cottineau force le blocus anglais de la baie de Chesapeake  en février 1778.

Le navire , armé de 36 canons avec 200 hommes d'équipage et 50 volontaires,  arrive  à  Cape Lookout,  en  Caroline du  Nord  aux alentours du  26  Février 1778, alors que les vaisseaux britanniques bloquent l’accès aux ports et capturent les navires tentant d’accéder au continent. 

Cottineau a l'intention d'aller à Beaufort, en Caroline du Nord, mais il est contraint de jeter l'ancre dans la baie Bogues (Cape Lookout Bay) car son tirant d'eau est trop important. Ce mouillage étant précaire, Cottineau envoie six canons de  12 livres à terre et fait mettre en place une batterie. Il écrit une lettre à George Washington, annonçant son arrivée . Il y joint un état de la cargaison du Ferdinand et propose de  mettre  son navire et lui-même  au service des insurgents. Une publicité pour la  vente de la marchandise paraît dans le numéro du 6 Mars de la Gazette du Caroline du Nord,  avec une  liste complète  des produits destinés à être vendus.  Washington transmet la lettre de Cottineau au Congrès. Le 31 Mars, la lettre est lue et il est décidé après avoir conféré avec le Bureau de la Guerre et de la Marine que le Comité du commerce achetera ces articles.

En réalité Le Ferdinand  n'est autre que  La Pallas qui a quitté Saint Malo le 12 décembre 1777 sous les ordres de Cottineau. Le navire  est  arrivé sur les côtes américaines début février 1778 où il a retrouvé nombre d'autres  vaisseaux français ayant changé de nom comme lui et chargés comme lui de franchir le blocus. Plusieurs de ces navires seront capturés par les Anglais. Une plaque commémorative au Cap Lookout rappelle cette expédition.

 

L'escadre de John Paul Jones

La mission  est un succès et en prépare un autre.  En effet en mai 1779, Charet et Ozenne se portent acquéreur de la frégate la Pallas. et l'arment pour la joindre à l'escadre  de John Paul Jones. Un  incident fâcheux avait fait mal  augurer de la campagne à venir; Le Bonhomme Richard aborda La Pallas qui fut sérieusement endommagée mais en en septembre, l'escadre  était enfin prête à prendre la mer pour aller remporter la bataille de Flamborough Head. Lors de ce combat, considéré par certains comme l'acte fondateur de l'US Navy,  la Pallas sous le commandement de Cottineau captura un des deux navires anglais le Comtese de Scarborough.  la Pallas est le seul bateau de cette escadre appartenant à des propriétaires privés, mais tous battaient pavillon  Américain.

 Par ailleurs

Durant ces événements l'activité commerciale de Prosper Charet et Ozenne continue mais le soutien à la cause Américaine n'est jamais absent. A la même époque le navire La Négresse, capitaine Landolphe, armateurs Charet et Ozenne,  parti de Nantes en 1777 pour l'Afrique rejoint Saint-Domingue puis New London avant de revenir à Nantes en 1780 avec à son bord deux Américains  importants venus pour rencontrer  B. Franklin.

 Les entreprises financés par  Charet et Ozenne  ne sont pas toujours couronnées de succès. Ainsi le navire Le Sartine, appartenant comme La Négresse à la Compagnie de Guyane, armateur Charet et Ozenne, fut capturé par les Anglais et définitivement rayé des registres de l'Amirauté le 18 juin 1779.

Les pertes pouvaient s'avérer très sévères. mais il apparaît que l’appât du gain n'était pas le seul moteur de l'action de Prosper Charet et Ozenne, mais il existait une proximité économique, sociale, politique avec les colons Américains qui les a conduits à participer à des opérations exceptionnelles.

 

Prosper Charet s'intéressait au progrès technique. Il participa notamment au financement d'une expérience d’aérostat le 14 juin 1784.

 

Sans enfants de Marie Reine Fidèle Picaud de la Pommeray (1762-1795) qu'il avait épousée en 1791, il se remaria en 1796 avec Louise Michelle Cormaille (1755-1827) dont il eut descendance.

Il mourut  le 12 octobre 1812  en son domicile de Nantes, situé au 8 place de l'agriculture (1er Canton)

 

  

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Descendant SAR: Pierre Charet (rédacteur)