SAR France

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Adrien Jean Pierre Fabré

 

 

 

 Adrien Jean-Pierre FABRÉ   (1756 – 1847)

                                 

                                                        

Les Fabré, natifs de Figeac, diocèse de Cahors, viennent du Haut Quercy, qui forme aujourd’hui le département du L.ot. Au début du XVllle siècle ils s’installent au pays nantais, devenu ainsi, pendant cent ans, leur vraie patrie.

 

Adrien Jean-Pierre, né en 1756, est le fils d' Adrien Jean-François Fabré (1727-1782), chirurgien embarqué à La Rochelle, marié en 1750 à Vallet, près de Nantes. C’est à Vallet que naissent ses deux fils, Antoine Pierre et  Adrien Jean-Pierre.

 

Antoine Pierre, le cadet (1761-1815), docteur en médecine en 1809, navigue sur le vaisseau de Grasse avec le chirurgien Dominique Larrey, oncle du chirurgien de l’Empereur.

 

Adrien Jean-Pierre, l’aîné, attiré à Rochefort par les souvenirs de son père et par la gloire de ses seigneurs de Vallet, les amiraux de La Galissonière, y affronte avec un succès fulgurant les difficiles concours de l’École de Santé Navale.

Elève à 19 ans, ayde médaille d’or à 21 ans, second chirurgien médaille d’or à 23 ans, premier chirurgien à 24 ans, Fabré après 9 ans de navigation sur les frégates le Triton, le Rossignol, l'Hermione, et l’Aigle, quitte la Marine à 31 ans, pensionnaire du roi à 600 livres, pour exercer au civil, pendant cinquante trois ans à Nantes puis à Paris, où ses enfants fonderont au XlXe siècle le Couvent des Oiseaux,  … .et participeront à la création du Bon Marché …

 

 

 

LA GUERRE D'AMÉRIQUE.

Au matin du 13 mars 1780, à bord de la Frégate L'Hermione, commandée, par le Capitaine Louis de La Touche-Tréville, Fabré, chirurgien-major, voit monter à son bord, roux, mince, élancé, un peu gauche, mais plein de la gloire de son second voyage aux Amériques, le marquis de La Fayette, général de 23 ans.

Les 45 jours de traversée avant d’atteindre Boston, seront contrariés par les vents et les calmes. L’arrivée à Boston suscite délires, feux de joies, banquets … l'Hermione rend les honneurs au canon :

-      21 coups pour le roy

-      21 pour les Treize Etats-Unis

-      21 pour la Reine

-      21 pour le Congrès

-      17 pour le général Washington

-      16 pour  l’armée d’Amérique

-      13 pour l’Honorable Conseil de Boston

-      13 pour l’alliance internationale

-      13 pour le succès de la campagne

-      13 à la mémoire de ceux qui sont morts pour la Cause américaine

-      13 au succès de la Marine américaine et à l’accroissement de son commerce (pas de doute, ces coups de canon doivent être à la base des succès commerciaux américains à venir !)

-      13 coups de canon pour le marquis de La Fayette

 

Mais toutes les fêtes ont une fin.

 

Le 7 juin 1780 la Frégate l'Hermione, devant New York, attaque la frégate L’Isis. Bilan : 10 tués, 37 blessés dont le matelot Cantin de Royan et l’officier auxiliaire, Villemarais, qui meurent à Newport.

Le Capitaine La Touche-Tréville attire l’attention  du Ministre de la Marine, le maréchal de Castries « Je ne puis donner trop d’éloges à l’habileté et aux soins de Monsieur Fabré mon chirurgien major. J’ai l’honneur de le recommander à vos bontés »

 

Le 16 mars 1781, autre combat. Face à la baie de Chesapeake, la Frégate l'Hermione et le vaisseau Le Conquérant rparticipent à l'opération contre l’amiral Arbuthnot.

 

Le 21 juillet1781 L’Astrée (capitaine de vaisseau Lapérouse) et l'Hermione navigant de conserve attaquent à la hauteur de Louisbourg 6 bâtiments de guerre anglais, dispersent le convoi, et prennent une frégate.

 

La campagne finie, l'Hermione regagne la France et avec elle A.J.P Fabré. C’est alors que le maréchal de Castries, écrit, le 8 octobre 1782, à l’intendant du port de Rochefort, Monsieur Prevost de Sangristin : « Les dépenses que le sieur Fabré, chirurgien ordinaire de la Marine, embarqué sur la frégate l’Hermione, a été obligé de faire pour traiter dans un hôpital particulier les blessés provenant de deux combats que cette frégate a soutenus, et son service de cinq ans à la mer sans interruption, m’ayant paru, ainsi qu’à vous, susceptible de récompense, je lui ai procuré une gratification extraordinaire de 300 livres dont le fond sera incessamment ordonné dans ce port. Vous voudrez bien en prévenir ce chirurgien. »

 

 

RETOUR À LA VIE CIVILE

Cette même année, il épouse à Vallet Anne Elisabeth Paimparay, fille d’un armateur nantais, anobli par le Roi pour avoir, en 1770, sauvé avec sa flotte, la ville de la disette. Cette union sera sans descendance.

 

A 28 ans en 1784 il devient docteur en médecine de la Faculté de Nancy, puis s’installe à Nantes en 1787.

Professeur à l’Ecole de Chirurgie (1790), conseiller municipal de Nantes (1803 – 1813), c’est en 1808 qu’il approche Napoléon Bonaparte.

Il fait partie de la garde d’apparat qui accueille somptueusement l’Empereur.

En 1813, il s’installe à Paris, et ouvre un cabinet rue du 29 juillet (1er), à proximité des Tuileries.

 

Veuf, il épouse en deuxièmes noces Marie Françoise Rigault, dont il aura 3 filles.

Il s’éteint à Brie Comte Robert à l’âge de 91 ans.

 

 

 

 

Descendant SAR: Eric Liger (Rédacteur)