SAR France

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Jean de Kalb

 

 

 

Jean de Kalb  (1721-1780)

 

Devenu sujet du roi de France en 1767, Jean de KALB est né à Hüettendorf – Bavière - le 29 juin 1721.                

Le 1er septembre 1743, il est enseigne dans le régiment de Löwendal, à la création de ce corps. Après les sièges de Menin, Ypres, Furnes, il est présent à Fontenoy (11 mai 1745), prend part au siège de Berg-op-Zoom en septembre 1747. Capitaine aide-major le 20 décembre 1947, il est nommé major, chargé du détail le 10 juin 1756. Lors de la guerre de Sept ans (1756-1763), son régiment est dissous le 18 janvier 1760 et il est affecté au régiment d’ANHALT.

 



 Statue du baron de KALB à Annapolis,  représenté debout, chargeant à la tête de ses troupes, dans une tenue vestimentaire conforme à celle qu’il porta. Elle fut inaugurée à l’anniversaire de la bataille de Camden, le 16 août 1886.

 

Mai 1760 est une date charnière, il est appelé à l’état-major de l’armée du Haut-Rhin, et nommé aide-maréchal-général des logis. Il travaille en étroite liaison avec le général comte Charles François de BROGLIE, frère du maréchal et futur chef du Secret du roi, qui deviendra son protecteur.

Le 19 mai 1761, il est nommé lieutenant-colonel et  créé peu après chevalier du Mérite militaire pour sa brillante conduite à la bataille de Willemstad (24 juin 1762). En 1763, il rejoint Anhalt où il a conservé sa charge de capitaine. Ce n’est qu’un poste d’attente et il met à profit ses longs congés pour faire le siège du Ministère.

C’est à la faveur de ses voyages qu’il fait la connaissance d’Emilie van Robais, (Anne Elisabeth Émilie, Paris 30.10.1748 -Paris le 19.10.1785). riche héritière dont le père, banquier-négociant à Paris est aussi l’un des cinq entrepreneurs de la Manufacture royale de draps fins d’Abbeville. Élevés tous deux dans la religion protestante, ils se marient le 17 avril 1764 à la chapelle de l’ambassade de Hollande à Paris.

Le 5 janvier 1765, Jean de KALB est pensionné comme major réformé. Le 6 septembre 1768, il acquiert la seigneurie de Milon, avec château, moulins, terres et bois, en vallée de Chevreuse. Mais « il désire de l’occupation car l’inaction où il est lui est insupportable ». (Lettre de recommandation du 18 février 1765, du maréchal duc de Broglie, copie dans la collection ST).

 

LA Guerre d'Indépendance Américaine

Grâce aux bons offices du comte de Broglie, il est mandaté par le duc de Choiseul pour aller observer secrètement l’attitude des colons américains envers l’Angleterre. Il embarque le 4 octobre 1767 pour un périple qui durera quatre mois, et donnera lieu à un mémoire remarqué. 

Ainsi sensibilisé très tôt à la cause américaine, il conduit en 1776 les préparatifs d’une première expédition secrète ; le projet échoue, frappé d’interdit par le Pouvoir royal, l’affaire s’étant ébruitée. Le second fut couronné de succès, La Fayette en prit la tête et arma La Victoire ; Jean de KALB le présentera au commissionnaire américain Silas DEANE, assurera les tractations pour la conclusion d’un accord avec ce dernier et participera au choix des hommes.

Ils débarquent à North Inlet, à proximité de Charleston le 13 juin 1777 et rejoignent Philadelphie. Après un accueil difficile, Jean de Kalb est élu major-général par le Congrès le 15 septembre 1777; il rejoint l’armée à White Marsh le 10 octobre. Le 25 juin 1778, il est  « Malade à la mort » et ne peut donc participer à la bataille de Monmouth.

Parallèlement, il est nommé le 1er mars 1780 brigadier des armées du Roi de France, en accomplissement des promesses qu’il avait reçues.

Le 16 avril 1780, il reçoit le commandement d’un corps d’armée avec l’ordre de se porter au secours de Charleston et de s’opposer à l’avance anglaise.  Le 27 juillet 1780, il doit se placer sous l’autorité du général Gates, nommé par le Congrès, le 13 juin qui précède, commandant général de l’armée au Sud.

Participant aux diverses actions sur le terrain, et se portant à la tête de ses troupes, c’est à ce poste que cet homme d’expérience qui est le plus souvent appelé par les américains « baron de Kalb », atteint la gloire. Engagé dans de violents combats contre l’armée de Lord Cornwallis, il tombe mortellement blessé de onze coups de baïonnette à la bataille de Camden (Caroline du Sud), dans un combat au corps à corps, après avoir eu son cheval tué sous lui. Il décède trois jours plus tard, le 19 août 1780.

Parmi les nombreux hommages qui lui ont été rendus, nous citerons, ci-après celui du prince de Montbarey, ministre de la Guerre, aux termes d’une lettre du 15 décembre 1780, à l’adresse de sa veuve, Emilie van Robais :

« C’est avec peine, Madame, que je vous donne confirmation de la fâcheuse nouvelle qui vous a été annoncée : il est vrai, d’après les comptes qui m’ont été rendus, que M. le baron de Kalb a eu le malheur d’être blessé mortellement à l’affaire du général Gates américain, contre le général anglais Cornwallis prés Camden, dans la Caroline, vers le milieu du mois de septembre de cette année : et deux jours après il en est mort, ayant reçu tous les soins possibles du général anglais dont il était prisonnier, et après sa mort les honneurs dus à un officier de mérite, et qui avait l’estime des Français, des Américains et des Anglais : l’honneur qu’il s’en est acquis par ses talents et sa conduite, et les regrets qui lui ont été donnés doivent mêler de la consolation et de l’adoucissement à votre douleur : le Roy perd un bon officier, et vous devez être persuadée que j’aurai soin de représenter à sa majesté ses services et votre situation, et je ferai ce qui dépendra de moi pour vous procurer les grâces dont elle vous rend susceptible ; regrettant personnellement un officier qui, dans un pays étranger, a fait honneur à ses compatriotes… »

 

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Descendants SAR :  Xavier SOULANGE-TEISSIER (rédacteur) Guillaume SOULANGE-TEISSIER