SAR France

Sons of the American Revolution - Branche française

I would like to be invited into "SAR France".

Gabriel de La Roche-Négly

 

 

 

Gabriel, François de la ROCHENÉGLY (1753 - 1838)

 

 

              Gabriel, François de la Rochenégly est né au château de Chamblas, propriété de sa famille située sur la commune de Saint-Etienne de Lardeyrol en Haute-Loire, le 4 octobre 1753. Il est admis comme cadet gentilhomme au régiment de Gâtinais le 6 juin 1776 et est nommé sous-lieutenant le 18 juin de cette même année. En 1777, son régiment, commandé par le marquis de Rostaing, est envoyé à Saint-Domingue et c’est de Cap Français, quartier général de son unité, qu’il rejoindra le corps expéditionnaire d’Amérique dans le courant de l’été 1779.

            LA GUERRE d'AMÉRIQUE

   Promu lieutenant en second le 7 août 1779, il débarque à Savannah après seize jours de mer avec un contingent de 3750 hommes, rassemblés par l’amiral d’Estaing à la Martinique, à la Guadeloupe et à Saint-Domingue. Le 9 octobre, il participe à l’assaut de cette place et est grièvement blessé. Atteint d’un biscaïen à la tête, il est mis hors de combat et évacué après la bataille en vue de subir une trépanation, intervention chirurgicale bien délicate et osée pour l’époque.

   A l’issue d’une longue convalescence, il reprend courageusement son commandement et fait partie d’un contingent de 2500 hommes appartenant au corps antillais du marquis de Saint-Simon  qui arrive dans la baie de Chesapeake à bord de l'escadre de l’amiral de Grasse le 28 août 1781 en vue de mettre le siège devant Yorktown. Le 14 octobre, il participe avec Gâtinais, son régiment, et Royal Deux-Ponts à une attaque décisive  menée contre la redoute n°9.   Rochambeau raconte dans ses Mémoires que Gâtinais avait été dédoublé du Régiment Auvergne. « Avant l’attaque, je leur dis : mes enfants, si j’ai besoin de vous cette nuit, j’espère que vous n’avez pas oublié que nous avons servi ensemble dans ce brave régiment d’Auvergne sans tache. Ils me répondirent que, si je leur promettais de leur faire rendre leur nom, ils allaient se faire tuer jusqu’au dernier » ; ils tinrent parole et chargèrent comme des lions. Rochambeau tint parole à ces chasseurs intrépides et courageux jusqu’à l’abnégation.

   La capitulation d’Yorktown ne mit pas fin aux hostilités et des opérations sporadiques se déroulèrent jusqu’à l’été 1782. Le 12 avril de cette même année, Gabriel, François de la Rochenégly est à bord du vaisseau le Caton encalminé avec le Jason à proximité du Cap Rojo (Porto Rico) et fait prisonnier par les Anglais à l’issue d’un combat inégal avec douze vaisseaux commandés par l’amiral Hood. Il est déporté en Angleterre pendant plus d’un an et rentrera en France à la fin de l’année 1783, après la signature du Traité de Versailles.

PAR LA SUITE

  Gabriel, François de la Rochenégly retrouve son régiment devenu Royal-Auvergne. Il est promu lieutenant en premier le 24 avril 1784 et capitaine le 29 juillet 1787. La croix de Saint-Louis lui est décernée le 23 février 1791.

   Comme beaucoup de gentilshommes de son temps, Gabriel, François de la Rochenégly sentit venir le danger et fut un partisan résolu des réformes politiques, sociales et financières qui s’imposaient ; il approuva donc l’œuvre de la Constituante. Malheureusement, devant les faiblesses, les incohérences et les maladresses de plus en plus notoires du pouvoir royal, il comprit que la situation était encore plus sérieuse qu’il ne le pensait. Ne voulant pas émigrer et, par solidarité avec les Princes dont le comportement devait fatalement précipiter les évènements, il donna sa démission d’officier des armées de la Couronne le 22 janvier 1792 et se retira en Velay où il demeura pendant les jours sombres de la Convention et de la Terreur. Son libéralisme, sa participation à l’œuvre d’émancipation de la jeune république américaine et les preuves qu’il avait données de son indépendance en imposèrent à son entourage et lui évitèrent toute réaction violente de la part des autorités révolutionnaires de la région.

   La tourmente révolutionnaire étant passée, la vie redevenant plus normale sous le Directoire, François, Gabriel de la Rochenégly songea à se marier et à fonder une famille après plus de vingt ans d’une existence aventureuse et mouvementée. Il a quarante-six ans quand il épouse à Lyon, le 19 janvier 1799, Marie, Jeanne, Mélanie de Millanois avec laquelle il s’installa au Puy et dont il eut deux filles. Il se tint à l’écart de toutes les réactions politiques du début du siècle mais accepta, sous la Restauration, le commandement de la Garde nationale du Puy. Dans des circonstances difficiles, au moment des Cent-Jours, il sut par son tact et sa modération se concilier l’estime générale. L’attitude de La Fayette, à la même époque, ne fut peut-pas étrangère à cette prise de commandement en Haute-Loire.

   Gabriel, François de la Rochenégly s’éteint à l’âge de quatre-vingt-cinq ans le 14 octobre 1838 dans sa maison du Puy. Il est inhumé au cimetière nord de cette ville.

 

 

 

Descendants SAR : François de Vaissière (rédacteur), Philippe de Vaissière, Christian OGIER