SAR France

Sons of the American Revolution - Branche française

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Jean-Baptiste Lecour Grandmaison

 

 

 

 

Jean-Baptiste LE COUR GRANDMAISON  (1759-1861)

 

 


 

Jean-Baptiste le Cour, sieur de Grandmaison

 

 

 

 

Fils de noble homme Jean-Baptiste le Cour, sieur de Grandmaison, ancien chirurgien major des vaisseaux du Roi, puis changeur du roi à Paimboeuf.

Son grand-père était orfèvre à Blois où la filiation est suivie jusqu’en 1545.

Il est né en 1759 à Paimboeuf , et mort à Nantes à l’âge de 102 ans en 1861. (vers ses cent ans il consentit à recevoir un prêtre et à retrouver le chemin de l’Église). Il avait reçu la décoration du Lys.

Son frère Henri-Auguste était capitaine de frégate, chevalier de Saint Louis et de la Légion d'honneur

Il avait épousé Rose Anne Bonvallet , de Mottechaix , fille d’un capitaine de navire, capitaine corsaire.

 

Article de presse du 13/01/1861 :

  «  Notre vénérable compatriote M. le Cour , capitaine de vaisseau en retraite, vient de s’éteindre pieusement résigné à la séparation de ses affections, à l’âge de 102 ans, et ayant pu conserver jusqu’à la dernière heure ses facultés intellectuelles.

            Entré jeune dans la marine, il était lieutenant de vaisseau au moment de la révolution de 89. On le retrouve capitaine de frégate en 91, puis capitaine de vaisseau , commandant isolément ou en division, sans interruption jusqu’à 1804 .

            Une altercation avec le ministre Decrès le décida subitement à demander sa retraite [à 45 ans] . Toujours plein de feu, il prit bientôt des lettres de marque et sut écrire de nouveau son nom dans la marine. Doué d’un grand cœur , d’une énergie sans limites, d’une ténacité à toute épreuve et d’un physique empreint de sa vigueur morale [il toisait environ 1.80 m] il lui fut donné plus d’une fois , dans les jours néfastes de notre histoire, d’arrêter le mal autour de lui, et de devoir son propre salut à la hardiesse même de ses actes. Un seul trait pour dépeindre M. le Cour:

            Il commandait une corvette au fort de la Terreur. Ordre lui fut donné de porter des dépêches au-delà de l’Atlantique, et de recevoir à son bord trois passagers. Ses instructions étaient closes : elles ne devaient être ouvertes qu’à cent lieues au large. Le jour venu , M. le Cour en brise le cachet. Elles contiennent l’ordre de fusiller sur le bossoir les malheureux passagers confiés à sa garde.

La résolution du hardi capitaine est immédiatement prise. La traversée s’achève ; la mission des dépêches s’accomplit ; le retour s’effectue au travers des croisières anglaises, - et les trois passagers sont ramenés en France.

            « Je ne suis pas un bourreau, disait M. Le Cour au ministre de la marine, dans une lettre écrite pour l’arrivée – je vous ramène vos prisonniers ! – Que la république les fasse tuer par qui elle voudra ! »

Le 9 thermidor avait délivré la France de Robespierre. »

 

Il a participé à la Guerre d’Indépendance des Etats -Unis

Ses états de services jusqu’en 1804 font état de 2 campagnes de corsaire, la première en tant que lieutenant, la seconde le 28/02/1798 sur l’Hydre  (cf  la course et les corsaires du port de Nantes de S. de la Nicollière).

            Après 1804 , nous ne savons que peu de choses, sauf qu’en 1818 il était au large de Cuba et en 1829 il commandait un navire négrier, l’Espiègle qui fut arraisonné par le Colibri en 1829 au large de Madagascar. Le navire fut coulé.

Il est à l’origine de l’armement  LE COUR, à Nantes,  dans lequel ses arrières-arrières petits-fils , Michel et Yves,  ont travaillé .

 

Sa tombe est au cimetière de Miséricorde à Nantes.

 

 

 

 

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Descendants SAR: Marc LECOUR GRANDMAISON (rédacteur), Vincent LECOUR GRANDMAISON