SAR France

Sons of the American Revolution - Branche française

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Ambroise de Parcevaux

 

Ambroise, Toussaint, Marie de PARCEVAUX

 

 

              

Ambroise, Toussaint, Marie de PARCEVAUX (1747-1826)

                                               

          

Né à Saint Pol, le 31 octobre1747, il était le fils de Claude, chef d’escadre (contre-amiral ) qui fit « 30 campagnes et plus de 50 années de service » .Son grand-père, Robert, au retour de la prise  de Rio de Janeiro, où il s’était distingué, surpris par une tempête dans les Açores ,disparut avec LE MAGNANIME, le 22 janvier 1712.

Engagé comme Garde-marine le 26 juillet 1762, Ambroise est  nommé Enseigne le 24 mars 1772 et Lieutenant de Vaisseau le 1er avril 1778 .En 1762 il fait la campagne des Indes sur le ROYAL LOUIS, et sur le même bâtiment, en 1763, celle de la Martinique. En 1765, il est à Saint-Pierre et Miquelon, et en 1766 à la Guadeloupe. En 1770, il fait partie de l’escadre de Monsieur de Broves  qui bombarde Tunis . En 1777, il navigue sur LE ROBUSTE, commandé par La Motte Picquet .

 

 

LA GUERRE d' INDÉPENDANCE AMÉRICAINE

 

Le 1er mars 1781, moins de deux semaines après le baptême de sa fille, Ambroise embarque à bord du MAGNANIME que commande son beau-frère Le Bègue de Germiny.

Nous savons par une lettre datée du 26 février 1781 de Monsieur Legris, fort bien informé à Paris, que «le comte Le Begue vient d’avoir le commandement du vaisseau Le Magnanime de 74 canons, vaisseau neuf très beau ».

Dans une autre lettre du 23 mars 1781, Legris écrit : « Je crois présentement Monsieur le Comte Le Begue embarqué. On a tenu à Paris bien des propos sur le compte de Monsieur de Grasse qui commande la flotte ; on prétendait que toute la Marine n’en voulait point, et entre autres choses on disait qu’il était malheureux dans ses entreprises et que rien ne réussirait s’il commandait ».

Le départ de l’escadre de l’amiral de Grasse avait été difficile, car si l’arsenal de Brest l’équipait en priorité pour la campagne, Suffren, qui devait partir vers ses succès aux Indes, équipait sa division en se servant lui-même dans les stocks…

De Grasse, arrivé sur la zone Amérique, débarque ses renforts terrestres et l’affrontement avec la flotte anglaise commence.

Le premier combat sera celui de Fort Royal à La Martinique le 29 avril 1781. Après de nombreuses escarmouches tout l’été, c’est le combat de la Chesapeake le 5 septembre. Grâce à cette bataille gagnée,  Rochambeau et Washington peuvent enfin obtenir la capitulation de Lord Cornwallis, cerné dans Yorktown le 19 octobre 1781.

Armand François de Cillart de Surville (l’autre beau-frère d’Ambroise de Parcevaux) était aux combats de la Chesapeake et de Yorktown ,commandant LE RÉFLÉCHI. Il avait été gravement blessé au combat de La Grenade, en 1779. Comme le précise Ambroise de PARCEVAUX dans la marge de ses états de service (conservés au S.H.M. de Vincennes ) : « Pendant cette campagne j’ai pris part à sept combats ainsi qu’au débarquement des troupes qui ont fait partie de celles qui ont contribué aux redditions des isles britanniques de Tobago, Saint Christophe, Nievo (Niévès), Monsara (Monserrat) et à celle du siège de la ville d’Hyorck ( Yorktown ). Dans ces différents débarquements j’ai toujours commandé en chef la chaloupe et les deux canots du vaisseau Le Magnanime ».

Le 26 janvier 1782 Ambroise est au combat de Saint Christophe ( île où est réfugié l’amiral Howe ). Le 9 avril un combat très vif est engagé par LE MAGNANIME contre l’avant-garde anglaise de l’amiral Hood : le capitaine de vaisseau Le Bègue est blessé à la tête. Le 12 avril ce sera le combat de Saint Dominique ( défaite des Saintes ) où Jean Le Bègue est à nouveau blessé, au genou. Ce jour-là, LE MAGNANIME fut en effet très maltraité par l’amiral Rotney, en ayant pendant la matinée à supporter le principal de la flotte ennemie. Il eut au moins 119 hommes hors de combat en trois heures et reçut 87 boulets .

Le retour a lieu à la fin de l’été et le désarmement du MAGNANIME le2 septembre 1782.

La Marine s’est couverte de gloire et a finalement battu les anglais en Amérique pendant que SUFFREN en fait autant aux Indes.

Pour sa part, Ambroise est nommé chevalier de Saint Louis, le 3 novembre   1781.Il l’apprendra bien des mois plus tard…

 

 

APRÉS LA GUERRE D'AMÉRIQUE

 

Ambroise de Parcevaux se retira du service en 1784, pour mauvaise santé . Une pension de 1000 livres lui avait été accordée. Il habitait Brest ou son manoir de Tronjoly (en Cléder).

Il s'était marié le 13 décembre 1774 avec Dreuse, Jacquette de Bullion de Montlouët, fille de feu Rémy, Claude ,chef d’escadre, commandeur des ordres du roi. Entre 1775 et 1792, ils auront sept enfants, trois filles décédées peu après leur naissance et quatre garçons qui feront souche, dont Louis Claude, grand-père du chef de bataillon Paul de Parcevaux, grand-père du rédacteur de cette notice. 

Leur dernier fils, Ambroise, est  né le 15 juillet 1792 alors que son père était déjà parti en émigration depuis le 10 janvier 1792

Après diverses périgrinations, au service de l’Armée des Princes, il se retrouve en Angleterre (il signe comme comte de Parcevaux, en 1797 lors d’un baptême dans la ville de Bath), et devient  sous-lieutenant dans le régiment dit d’Hector (volontaires de la marine ). Il prit part au second débarquement de Quiberon, sous les ordres de Monsieur, frère du Roi et en réchappa. Après le licenciement des troupes, il subsista tant bien que mal et demanda à rentrer en France en novembre 1801 , regagnant Tronjoly le 9 janvier 1802,en passant par la Hollande.

Pendant son absence, sa malheureuse épouse, femme d’émigré, sera arrêtée et détenue à Morlaix, en 1792 et libérée au bout de trois mois . En novembre 1793, le commissaire administrateur du Finistère requiert la conduite en prison à Lesneven de Madame de Parcevaux( elle y restera 10 mois) et de ses enfants ainsi que l’apposition des scellés sur Tronjoly. La tradition rapporte que les enfants auraient été cachés dans des fermes des environs.

 

Tronjoly avait été saisi et vendu comme bien d’émigré, mais son épouse  Jacquette, bénéficiant  de nombreuses aides administratives et financières, avait  pu le racheter ainsi que de nombreux meubles et beaucoup de terres.           

Le 25 avril 1805,Ambroise est relevé de la surveillance de la police et nommé maire de Cléder, le 23 mai ; il  restera au conseil municipal jusqu’à sa mort à Tronjoly le 7 mars 1826.

 

 

En 1816,il avait reçu (sans doute sur la cassette de Monsieur, qu’il avait bien connu en émigration et lors de l’expédition de Quiberon) quelques fonds pour la reconstruction de la « maîtresse église dont nous sommes dépourvus depuis 1790 »selon un clédérois, mais l’église ne fut terminée qu’après la mort d’Ambroise, en 1830.

 

 

 

 

 

 

 

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Descendants S.A.R. :François-Emeric CELLÉRIER, (rédacteur),  Guillaume Chevillotte,  Thibault Chevillotte, Louis Quentin de Lantivy de Trédion, Bernard de Lantivy de Trédion, Beaudouin de Sonis, François de Sonis