SAR France

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Mériadec Ruffo de Bonneval

 

Meriadec

 

 

Meriadec RUFFO de BONNEVAL (1741-1814)

 

Chef de division, major général de la marine et des escadres au port de Toulon

Chevalier de l’ordre de Saint-Louis,  Membre de l’ordre des Cincinnati

 

 


  Issu d’une des plus vieilles familles provençales, ( venue de Naples au XIVe siècles, accompagnant la Reine Jeanne), il est le 2e fils de Pierre-Joseph, lieutenant-colonel d’infanterie, commandant le régiment des gardes-côtes de Marseille, et de Marie-Élisabeth du Trousset d’Hericourt.

Né à Aix en 1741, il intègre à 14 ans la compagnie des gardes de la Marine de Toulon où se trouve son frère Charles Joseph.

Dès l’année suivante, il participe sur Le Foudroyant à la campagne de Minorque, commandée par la Galissonnière.

En 1757, fait prisonnier à Gibraltar, toujours à bord du Foudroyant, il est libéré en échange d’un captif anglais, réchappe d'un naufrage en rade de Villefranche, participe à la campagne de Corse.

Le 27 septembre 1774, il épouse Magdeleine-Élisabeth de Saint-Jacques.

Il obtient son premier commandement en 1777, succédant à Suffren sur l’Alcmène, frégate de  26 canons.

Dès le début de 1778, la décision est prise de préparer deux escadres au départ de Toulon et de Brest. L’escadre de Provence est mise sous le commandement du lieutenant général de l’armée de terre Charles-Henri d’Estaing, qui, malgré les attaques provenant principalement du marquis de

Bouillé, gouverneur de la Martinique, qui lui vouait une haine farouche, s’est montré dans certaines circonstances, un remarquable stratège.

L’escadre est constituée de 12 vaisseaux, et 5 frégates, et embarquait un millier d’hommes de troupes de débarquement. Son objectif est d’atteindre l’embouchure de la Delaware, et d’attaquer les anglais en tous points de la côte. Bonneval commande toujours l’Alcmène.

Malheureusement, la traversée vers l’Amérique et les Antilles commence mal :

Après des préparatifs précipités, l’escadre quitte Toulon le 13 avril 1778 aussitôt en partie dispersée par un violent coup de mistral. De nombreuses avaries se produisent (haubans mal ridés, démâtage de huniers, etc.) De plus, le convoi a tendance à s’étirer,  les plus rapides, notamment le Languedoc où se trouve d’Estaing, n’attendant pas les plus lents, qui, faisant force de voiles, subissent encore des avaries.

L’escadre quitte la pointe du Portugal le 20 mai et arrive le 7 juillet dans la baie de Delaware qu’elle trouve déserte

Dès qu’elle fut parvenue, en effet, non sans mal, dans l’Atlantique, et que sa position eut été rapportée à l’Amirauté britannique, l’Angleterre a renforcé ses propres escadres, en particulier celle de l’amiral Howe qui a évacué la Delaware.

D’Estaing fait alors cap au nord, pour attaquer New-York, où l’escadre de Howe était à l’abri. Mais, ses hésitations à faire franchir la passe de Sandy-Hook du 11 au 22 juillet, alors que ce même jour une forte brise du nord-est s’était levée et qu’accompagnait une grande marée à priori favorable, s’explique mal. On évoque surtout la réticence des pilotes locaux, redoutant que le tirant d’eau des plus forts bâtiments ne soit trop important.

 Quoiqu’il en soit, d’Estaing se retire alors à Newport, pour réparer, avitailler, et soigner les malades.

Le 22 juillet, l’escadre met cap au sud, en direction de Rhode Island. Cette bataille navale fut incertaine, par la suite interrompue par un fort coup de vent qui disperse les escadres.

Le 20 août, l’Alcmène, sur ordre de l’amiral d’Estaing entre dans le port et fait brûler une corvette et deux galères dans la passage est de Rhode Island.

L'escadre fait ensuite escale à Boston pour réparer et soigner ses nombreux malades et fait route ensuite vers les Antilles.

Sans instructions précises, d’Estaing se propose en effet d’assurer les possessions françaises, et d’y combattre l'escadre anglaise.

Bonneval participe à l’attaque de Sainte-Lucie, puis au combat de La Grenade, où il se distingue.

Envoyé en France pour escorter un convoi, il s’empare le 11 septembre d’un corsaire de 18 canons et de 30 hommes d’équipage, immédiatement intégré au convoi.

 Le 12, un ouragan le démâte et le sépare de son convoi. Le temps « toujours plus affreux, impose de débarquer 800 boulets parquetés dans la batterie, et deux canons de six placés sous le gaillard d’avant.

Après avoir employé une partie de la nuit à réparer,  le 20, il attaque néanmoins un bâtiment de sa force qui, plus rapide, parvient à lui échapper.

Ses avaries et les maladies de son équipage le contraignent à regagner la Martinique. Mais, il est pris démâté à l’atterrage par un vaisseau de 74, un de 50, une frégate de 32, et deux corvettes de 18. L'Alcmène est incorporée dans la flotte anglaise, l’équipage dispersé prisonnier. Bonneval et son lieutenant sont envoyés à la Barbade, puis échangés deux mois plus tard.

Il reprend du service aussitôt et embarque sur l’Aurore sous les ordres du marquis de Flotte

Il est renvoyé malade du scorbut à Toulon.

Sa carrière se poursuit à Toulon où, après diverses campagnes ( il commande successivement la Précieuse, le Dictateur, la Minerve), et au départ du sieur d’Albert de Rioms, il est promu chef de division, puis le 16 juillet 1784 au grade de directeur général de l’arsenal de Toulon, major de la marine et des escadres au port de Toulon.  Il est fait membre des Cincinnati en octobre de cette année.

La carrière du major général Ruffo de Bonneval va s’achever dans les désordres de la Révolution : séquestré avec plusieurs officiers par la foule révoltée de l’Arsenal, où il est blessé, il se résout à émigrer.

Il ne rentrera en France que pour y mourir le 14 avril 1814, au lendemain de la Restauration.

Tous ses biens vendus comme biens nationaux, sa veuve n’obtiendra qu'avec peine une pension de Louis XVIII.

Les derniers descendants de Mériadec vivent en Belgique. Diego Ruffo de Bonneval est membre de la société des Cincinnati.

 

 

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Descendants SAR: Gabriel ODDO (rédacteur), Damien AUBÉ, Pierre ODDO, Edouard GAUTIER, Claude GAUTIER, Christophe GAUTIER, Philippe ODDO, François ODDO.