SAR France

Sons of the American Revolution - Branche française

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George Alexandre Césarée Saint-Exupéry

 

 

 

Georges Alexandre Césarée de SAINT-EXUPÉRY    (1757-1825)

 

 

 

 


 

Georges Alexandre Césarée de Saint-Exupéry, Comte de Saint Amans,  est né le 17 mai 1757 à Moissac en Quercy, dernier des 5 enfants  d'une famille "autorisée à monter dans les carrosses du Roi".

Très vite il choisit la carrière des armes et, le 10 juin 1774, est nommé Sous-Lieutenant, "sans appointements" dans le régiment d' infanterie de la Sarre, en garnison à Metz, dont le colonel est le duc de la Rochefoucauld.

Il est nommé  Sous-lieutenant "en pied" le 7 juin 1776. alors qu'il  suit son régiment dans ses diverses affectations: Lille (octobre 1775), Rouen (octobre 1776), Morlaix (mars 1778), Poitiers (octobre 1778) . C'est certainement au cours de cette période qu'il fait reproduire ses traits selon le portrait au pastel ci-contre, car le régiment de Sarre ne porte plus la tenue ici représentée à partir de 1779, selon la publication du  règlement  du 21 février 1779.

Le 20 juin 1779, il reçoit le grade de Lieutenant en second, avant que le  régiment ne rejoigne Brest en juillet 1779.

 

 

LA GUERRE d'AMÉRIQUE

A la fin de 1779, il embarque sur  le Triton, vaisseau de 64 canons faisant partie de l' escadre de Guichen, sur lequel il commande en second un détachement de La Sarre servant de garnison au vaisseau. D'autres détachements de La Sarre étaient également embarqués à bord du Citoyen, du Réfléchi, du Caton, et du Conquérant.

Il tient alors un journal où il relate ses impressions de voyage et ses souvenirs de campagne. C'est à la demande de son colonel, le duc de la Rochefoucauld, formulée dans une lettre qu'il lui adresse de Verdun le 22 juin 1783, qu'il mettra en forme ses "Souvenirs" à partir de ce jounal.

Parti de Brest le 2 février 1780, le Triton assiste ou prend part aux affrontements entre la flotte de Guichen et celle de l'amiral Rodney les 17 avril, 15 et 19 mai 1780.

Son camarade et ami intime le Lieutenant en premier Desbruyères, qui plus ancien en grade commandait le détachement , meurt le 21 septembre 1780. Il lui succède à ce poste.

Il prend part  au siège et à la prise de Pensacola en avril-mai 1781.

Suivront alors, sous les ordres du Comte de Grasse qui, arrivé au Cap Français le 16 juillet 1781 intègre à sa flotte quatre vaisseaux qui s'y trouvaient dont le Triton, la campagne sur les côtes de Virginie et la victoire de la Chesapeake. A ce sujet , on ne sait la part prise par Saint-Exupéry lors de la bataille de Yorktown, soit qu'il soit resté à bord du Triton, soit qu'il ait fait partie des 800 hommes débarqués des vaisseaux et qui furent employés au blocus de Gloucester en face de Yorktown, sous les ordres de M. de Choisy.

De Grasse quitte la Virginie le 4 novembre et,  le 8 novembre, Le Triton se détache de l'escadre avec 3 autres vaisseaux pour regagner Saint-Domingue où ils arrivent en décembre.

Le 22 mars 1782 ces vaisseaux quittent Saint-Domingue pour escorter un convoi de 150 voiles  en route vers la France.

Le Triton revint à Brest  le 13 mai 1782 ayant perdu, par maladie, près de la moitié de son équipage, depuis son départ en février 1780. Saint-Exupéry lui même est gravement malade lors du retour .

 

Le 29 mai 1782, peu après son retour, il est nommé Lieutenant en premier et est proposé pour une "gratification extraordinaire" de 300 livres avec la note suivante :"Cet officier embarqué sur le vaisseau le Triton, y a commandé en chef  son détachement et l'a ramené dans le meilleur état; il s'est trouvé aux combats des annéees 1780-1781 et à Pensacola où il s'est conduit avec distinction"

Cette gratification s'ajoute aux parts qui lui reviennent sur les prises effectuées par les escadres de Guichen, Monteil, de Grasse, au total  677 livres  6 sols et 1 denier  selon les différents états constatés.

 

APRÈS LA GUERRE

Ayant obtenu un congé, il semble le passer auprès de son frère et de ses sœurs,à Moissac et au castel de Saint-Amans de Lourcinade, sis à deux lieues de Moissac. Son père était décédé en 1778. Il demande une prolongation de ce congé, rédige ses "Souvenirs , les adresse à La Rochefoucauld, qui  "se remercie beaucoup" de l'avoir "engagé à les rédiger".  Dans les différentes lettres qu'il adresse à Saint-Exupéry avant de quitter le commandement de La Sarre, ayant été nommé Maréchal de Camp au début 1784, La Rochefoucaul loue l'esprit de franchise et de vérité de l'auteur des "souvenirs". De fait, peu de personnages trouvent grâce à ses yeux et échappent aux "vérités dures" de l'auteur, selon sa propre expression, quel que soit le grade, la fonction, la nationalité. Il ne montre pas beaucoup d'indulgence envers le marquis de Bouillé, le comte de Grasse, Don Solano-y-Boté, ou lord Cornwallis :"J'ai écrit pendant mes campagnes , ce qui s'est passé sous mes yeux et tel je le laisse subsister."

 

Il rejoint son régiment a l'issu de son congé, Saint-Exupéry est nommé capitaine en second en 1788.

 

Le 13 avril 1790, il épouse à La Rochelle, où elle avait vu le jour en 1766, Suzanne Victoire Green de Saint-Marsault, fille de Louis-Henri Green de Saint-Marsault, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, et de Victoire de Lestang.

 Il démissionne de l'armée à la fin de 1790, démission qui ne paraît avoir été acceptée que le 12 janvier 1792.

 

Émigré en 1792, il fait les campagnes de 1792 à 1794 dans le camp des émigrés.

Inscrit sur la liste des émigrés depuis le 24 septembre 1793, il revient en France en 1795, se manifeste à Lyon, Paris et La Rochelle,  produisant des certificats établissant une résidence continue en France. Bien que la convention ait dénoncé la pratique des faux certificats (établis notamment à Lyon), résolu à se mettre en règle,  il adresse le 14 mai 1795 une pétition demandant à être rayé de la liste des émigrés qui est  enregistrée le 5 juin à La Rochelle, et séjourne chez sa belle-soeur à Fontenay-le Comte (devenu Fontenay le Peuple). Mauvais moment pour résider en cette région en pleine affaire de Quiberon et avec Charette sous les armes...

"George Exupéry"  est arrêté le 2 août et selon son récit fut conduit "garrotté comme le dernier des scélérats" à la "maison des coupables" de Fontenay. De là il est conduit le 7 août " à pied, au plus fort de la chaleur, attaché par le milieu du corps à la queue du cheval d'un des gendarmes qui l'escortaient" à Saintes où siègeait le plus proche tribunal criminel.  Il y fut écroué et son épouse put l'y retrouver.

S'en suivit une longue procédure, au cours de laquelle il s'efforçe de prouver qu'il n'avait jamais émigré et, sans doute faute de preuves suffisantes, il échappa à la peine de mort. Un décret du Directoire en date du 15 novembre 1796, le bannit du territoire de la République tout en le   maintenant sur la liste des émigrés.

Sorti de prison le 10 mars 1797, après 19 mois et 8 jours de captivité il part alors pour l'exil en Suisse le 11 juin.

Escorté par un gendarme à la frontière la plus proche, celle d'Espagne, il rejoint Constance en janvier 1798.

 

Il est rayé de la liste des émigrés le 16 février 1802, et  prête serment à la Constitution le 5 mars suivant à la préfecture de la Seine.

Après le décès de son frère aîné qui n'avait pas émigré, il hérite du titre de comte de Saint-Exupéry et réside principalement à Paris 

En 1815 il demande sa retraite et paraît n'avoir obtenu du gouvernement de la Restauration que la croix de Saint-Louis.

 

De son mariage avec Mademoiselle de Saint Marsault, il avait eu deux fils, le premier né à La Rochelle en 1791, le second né en  prison à Saintes en mai 1796.

Il mourut à Paris  le 8 mai 1825,  suivi de peu par sa veuve décédée à La Rochelle le 4 décembre de la même  année.

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Descendants SAR: Sidney EMERY (rédacteur), Olivier de GIRAUD d'AGAY, Pierre de GIRAUD d'AGAY.