SAR France

Sons of the American Revolution - Branche française

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Michel Guillaume Saint John de Crèvecoeur

 

 

 

Michel Guillaume SAINT JOHN de CRÈVECOEUR, (1735-1813)

dit J. Hector Saint John

 

 


 

 

 

Michel Guillaume JEAN de CRÈVECŒUR est à Caen le 31 janvier 1735. Il est le fils de Guillaume Jean de Crèvecœur, écuyer, et de Marie-Thérèse Blouet.

A Caen, il est l’élève des jésuites au collège du Mont.

Après un séjour en Angleterre en 1751,  au cours duquel il apprend l'anglais, il s'embarque pour le Nouveau Monde où débute la guerre de Sept Ans et sert au Canada sous Montcalm de 1755 à 1759 comme cartographe. En 1757, Il participe aux combats de Fort William Henry. Nommé sous-lieutenant en 1758, il est blessé en 1759 lors de la bataille des Plaines d’Abraham à Québec.

Ayant quitté l'armée, il se rend alors vers le sud dans les colonies britanniques qu'il parcourt à travers de nombreuses régions, notant beaucoup d’observations, et exerçant la profession d'arpenteur.

En 1764, il est naturalisé dans la colonie anglaise de New-York sous le nom de John Hector St John.

En 1767, il achète une ferme, appelée "Pine Hill", au nord de New-York (comté d'Orange) près de lHudson. En 1769, il épouse MehetableTippett, américaine et protestante, fille dun commerçant  de Westchetster, dont il aura trois enfants deux garçons et une fille, nés en 1770, 1772, 1774  Jusqu'en1778, il mène une vie de cultivateur. Ce sont "Les beaux jours d'Amérique". Il commence à écrire les premiers éléments de l'ouvrage qui sera publié en 1782 à Londres sous le titre "Lettres d'un Cultivateur américain" et qui peut être reconnu comme le "premier roman américain".

 

Lorsque la révolution américaine prend corps, il adopte une certaine neutralité, ce qui le fait soupçonner par les deux partis.

En 1779, laissant son épouse et deux de ses enfants dans son exploitation, il part pour New-York avec son fils de 6 ans. Il y lève les plans du port. Mais, accusé d'espionnage, il est  emprisonné pendant 3 mois par les Anglais, avant d'être libéré grâce à l'intervention de commerçants qui se portent garants pour lui.

Il part alors pour l'Europe en 1780. Après un naufrage, il débarque à Dublin, et se rend à Londres.

C'est là qu'il vend ses "lettres" à un éditeur qui les publie.  Il acquiert aussitôt une grande notoriété. Elles seront par la suite publiées tant à Philadelphie, qu'en diverses villes d’Europe.

 

Rentré  en France en 1782, il entreprend divers travaux d'agriculture, concernant notamment la pomme de terre dont il publie un traité de la culture bien avant Parmentier. Il rencontre le Maréchal de Castries à qui il fournit des informations sur la situation en Amérique. Castries, en raison de ses connaissances étendues du pays,  le fait nommer Consul de France à New-York.

Abandonnant la neutralité qui avait été la sienne, Crèvecœur repart alors en 1783 en Amérique, et y assume les fonctions de Consul de France au New Jersey, au Connecticut et à New-York.

 

Peu de temps avant son retour d’Europe sa plantation avait été détruite par un raid indien, sa maison brûlée et son épouse assassinée. Mais ses deux enfants restés en Amérique, qui avaient alors disparu, sont retrouvés vivants à Boston chez un commerçant qui les avait pris en charge.

 

En tant que Consul, il contribue grandement  à entretenir et développer les liens qui s'étaient créés entre les deux nations lors de la guerre d'indépendance. Il établit  un service de courrier officiel entre les Etats-Unis et la France.  Le gouvernement des Etats-Unis et  George Washington lui témoignent leur estime.

 

En 1784, paraît  une édition en français, revue et augmentée, de ses "lettres". La publication anglaise originale de certaines de ces lettres n'aura lieu qu' en 1925, sous le titre de "Sketches of Eighteenth Century America".

 

En juin 1785, Crèvecœur revient  en France pour chercher à améliorer les relations commerciales entre la France et les  États-Unis. Il publie en 1787 une nouvelle édition en trois tomes de son œuvre.

 

En 1789, il retourne aux États-Unis, et reprend ses fonctions de Consul.

Elu à l'American Philosophical Society, il publie dans des journaux américains, sous le titre générique  « Agricola », des articles sur l’huile de tournesol,  l’alimentation des moutons, et bien sûr la culture de la pomme de terre. C'est lui qui serait à l'origine de  la culture de la luzerne en Amérique.

 

En 1790, il quitte le consulat et rentre définitivement  en France. Durant toute la Révolution il réside dans sa maison familiale de  Normandie. Il reste  en contact avec les États-Unis par lintermédiaire d'un de ses  fils  installé comme cultivateur dans le New Jersey.

Il poursuit son œuvre littéraire  et publie en 1801 "Voyage dans la Haute Pennsylvanie et dans l'État de New York".

 

Il  passe quelques années, entre 1808 et 1813, chez sa fille  à Munich, car son gendre, Louis Guillaume Otto, comte de Mosloy y est ministre plénipotentiaire.

 

 

Il meurt à Sarcelles, chez son gendre, le 12 novembre 1813 dune maladie cardiaque.

 

 

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