SAR France

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Jean-François Sollier

 

Jean-François SOLLIER

 

 

JEAN-FRANCOIS SOLLIER (1752 - 1819)

 

 

 

Jean-François SOLLIER est né au Monastier sur Gazeille (Haute Loire, diocèse du Puy en Velay) le 22/06/1752, fils de Joseph SOLLIER, marchand et de Françoise Christine GALICE (d’une famille de maîtres chirurgiens et apothicaires.

 

Il fait sa carrière militaire au Régiment d’Auvergne qu’il intègre comme soldat le 15/03/1769.

 

La guerre d’Amérique :

 

Après la signature le 6/02/1778 du traité d’amitié avec les insurgés américains et l'entrée officielle de la France dans la guerre d'indépendance des États-Unis, un détachement du régiment d’Auvergne embarque sur le Ville de Paris au sein de l'escadre du comte d'Orvilliers.

 

Le 27/07/1778, les flottes anglaise et française se rencontrent à 100 milles marins à l'ouest de l'île d' Ouessant : le détachement se fait remarquer au cours de cette bataille.

 

Les états de service de Jean-François SOLLIER attestent sa participation aux « campagnes d’Amérique en 1782 et 1783 ».

 

En août 1782, le régiment d’Auvergne est à Guimpant où il s'équipe en vue de traverser l'océan Atlantique. Le 10/09/1782, il embarque sur l'escadre du chevalier de BORDA chargée de transporter un corps de troupe en Martinique. Il y débarque au Fort-Royal le 25/10/1782.

 

Jean-François SOLLIER est promu Sergent-major le 01/11/1782.

 

Auvergne est renvoyé en métropole à la suite des préliminaires de paix et débarque en juillet 1783 sur les côtes de France.

 

     

   

L’affaire de Nancy :

 

Trois régiments de la garnison nancéienne s’étant mutinés, l'Assemblée Nationale vote le 16/08/1790 un décret pour y mettre fin. Le marquis de BOUILLE, Lieutenant-Général des Armées du Roy, commandant une grande partie de l'armée du Nord-est, est désigné pour l'exécution de ce décret.

Choisis parmi les meilleurs éléments des garnisons aux ordres de Bouillé, 4.500 hommes vont devoir s'opposer aux 8.000 mutinés. Parmi eux 200 grenadiers du régiment d'Auvergne.

Ceux-ci seront mis le 31 août en bataille sur la Place Royale (place Stanislas). C’est donc probablement à cet endroit que Jean-François SOLLIER reçoit le « coup de feu au bas-ventre » mentionné dans ses états de service.

Il est alors Adjudant avec rang de sous-lieutenant depuis le 06/04/1785.

 


Rappelons qu’à cette occasion se déroule le célèbre épisode de la porte Neuve (« Porte Désille » depuis le 7 février 1867) , où le Lieutenant DESILLES se sacrifie en tentant de convaincre les derniers irréductibles de se soumettre : il arrache des mains des canonniers l'étoupe de mise à feu et lance un appel au patriotisme et à la fraternité, aux hommes qui, en l'entourant, le menacent de leurs baïonnettes et de leurs sabres. Une fusillade et un coup de canon laissent alors sur le sol une trentaine de victimes, dont DESILLES, qui reçut 4 balles.

 

 

La porte Désilles à Nancy et la bataille de Yorktown :

 

Il est intéressant de mentionner ici l’objet de la construction (entre 1782 et 1784) de cette porte: devant fermer la perspective du cours Léopold et ouvrir sur la route de Metz : elle fut aussi voulue monument à la mémoire des Nancéiens morts pour l'indépendance de l'Amérique, durant la bataille de Yorktown.

La partie haute de la face intérieure (face au cours Léopold) est ornée de bas-reliefs qui commémorent le traité de Versailles signé en 1783 par Louis XVI.

Elle comporte aussi une plaque commémorative portant le nom des Nancéiens morts pour l'indépendance de l'Amérique (voir ci-contre).


   

Suite de la carrière militaire :

 

Le régiment d’Auvergne devient 17° Régiment d’Infanterie le 01/01/1791.

Jean-François SOLLIER « est promu lieutenant le 01/12/1791, puis capitaine de grenadiers le 26/04/1792, et premier Capitaine de grenadiers rattaché au 1° bataillon le 01/08/1792.

 

Son sabre (pommeau décorée d’un bonnet phrygien) et son ceinturon (cuir blanc) étaient exposés au musée de l’armée avec la date 1792 (don de ses descendants), jusqu’il y a 3 ans.

 

Avec le 17° régiment de ligne, il  a du participer au sein de l’armée du Nord aux batailles de Valmy (20/09/1792), Jemmapes (06/11/1792), à l’expédition de Trèves (01/12/1792), au désastre de Neerwinden (01/03/1793), à la conquête de la Hollande en 1794, à la bataille de Fleurus (26/06/1794), au blocus de Mayence (octobre 1794).

 

Un courrier dans son dossier militaire confirme sa présence sous les ordres du Général LAMARCHE au camp de César près de Valencienne le 03/06/1793. Ce camp sera évacué le 7 août au terme d’une retraite brillamment menée par le Général KILMAINE devant les armées de la première coalition.

 


Un autre courrier indique sa présence à La Haye le 05/12/1800 : il y est autorisé à changer de corps (de la 43° demi-brigade de ligne à la 17° demi-brigade de ligne) pour se réunir - en exécution des ordres du Général en Chef de l’Armée d’Italie MOREAU - à son frère (Joseph-Hugues SOLLIER, capitaine quartier-maître trésorier au 17° régiment de ligne, chevalier de la Légion d’Honneur, et dont il est le parrain).

 

La 43° demi-brigade d’infanterie de ligne avait été créée le 20/02/1796 avec notamment le 2° bataillon du 17° régiment d’infanterie de ligne.

On la retrouve aux batailles suivantes : Wurzburg (1796), Rivoli, La Favorite (1797), Montebello, Marengo et Pozzolo (1800).

 

Jean-François SOLLIER est intitulé Chevalier de St Louis sur les actes d’Etat Civil et Notariaux.

 

Famille :

 

Il avait épousé :

1° à Fontoy (Moselle) le 28/02/1799 Catherine Françoise BLOUET, née à Fontoy le 29/06/1768, décédée à Metz le 30/11/1800 à 32 ans, fille de Jean-François, amodiateur de la seigneurerie et ancien maire de Fontoy.

Jean-François SOLLIER est alors dit « Capitaine à la 17eme brigade d’infanterie ».

2° à Metz le 06/06/1803 Reine-Charlotte Françoise BAUDESSON de CHANVILLE, née à Metz le 05/09/1766, décédée à Metz le 21/01/1820, fille de Louis-Humbert BAUDESSON, seigneur de CHANVILLE, ancien avocat au Parlement de Metz et de Reine-Françoise DUPIN de CHANVILLE.

 

 

 

Trois enfants du 2° lit, dont :

Françoise-Louise née à Metz le 17/01/1811, décédée à Pont à Mousson le 07/03/1895,

Épouse à Metz  le 12/06/1830 Hubert-Victorin, né à Metz le 31/12/1797, décédé à Pont à Mousson le 23/01/1864,

fils de Louis-François BAUDESSON de CHANVILLE, Procureur impérial puis procureur du Roi près le tribunal de Metz.

 

 

Il est décédé à Metz rue des Clercs et inhumé à Plappeville le 16/05/1819  et fut inhumé dans le caveau Baudesson de Chanville.

 

 

 

 

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Descendants SAR : Bernard de Chanville (rédacteur), Pierre de CHANVILLE.