SAR France

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Jean Gaspard Vence

 

 

 

Jean-Gaspard VENCE    (1747-1808)

 

  

Jean-Gaspard Vence est à Marseille le 6 avril 1747, fils d'un capitaine de marine marchande.

Il connait son premier embarquement au commerce à 15 ans en 1762, puis, revenu à Marseille, il étudie les mathématiques et leurs applications aux sciences nautiques. En 1766, il embarque pour une campagne sur un vaisseau de la Marine Royale, LE PROTECTEUR qui fait partie d'une escadre aux ordres du prince de Beaufremont-Listenois, passage obligé pour pouvoir devenir capitaine de navire marchand. Cette campagne achevée, âgé de vingt ans, il embarque en 1767 comme second lieutenant sur L'AUGUSTE, un navire de commerce. Il navigue ensuite aux Antilles, devient capitaine marchand, jusqu'à la déclaration d'indépendance des colons américains, le  4 juillet 1776.

 

Le Congrès américain souhaitait créer une flotte pour lutter contre la marine royale anglaise mais n'en ayant pas le financement, il opta en 1775 pour l'emploi de corsaires à qui il délivrait des lettres de marque les autorisant à attaquer les navires ennemis. Le député Blingham fut envoyé à la Martinique et à Saint Domingue pour y recruter des marins français avec l'accord tacite du gouverneur de la colonie.

Jean-Gaspard Vence est l'un des premiers capitaines français à offrir ses services au Congrès américain avec son navire bien équipé et puissamment armé et obtient de Bligham une lettre de marque.

Entre 1776 et 1778, capitaine corsaire sous pavillon américain du chébec LA VICTOIRE puis, à partir de mai 1777 du TIGRE, un petit navire de 14 canons à un seul mât et une voile latine mais monté de 120 hommes, il multiplie les combats et réalise 211 prises.

 


Le 17 mai 1777, avec le Tigre, sous pavillon américain, il prend à l'abordage un navire anglais de 24 canons

 

Il est alors considéré par l'Angleterre comme l'un des corsaires les plus redoutables des Antilles au point que sa tête est mise à prix par le Parlement et que le 1er ministre de Georges III, Lord North, écrit "Plusieurs Français armèrent à la Martinique des corsaires sous pavillon américain et deux d'entre eux, Gaspard Vence et Louis Prigent, firent tant de prises que les assurances, pour le retour de la Dominique, de la Grenade et de Saint-Christophe, montèrent à Londres à 23 pour cent".

 

En septembre 1778, après la signature par Louis XVI du traité d'alliance avec les Etats-Unis, il offre au Marquis de Bouillé, gouverneur général des Iles du Vent, son concours avec un navire armé à ses frais pour participer à l'expédition sur la Dominique. Le 7 septembre, Bouillé lui confie la mission de prendre, avec ses 400 flibustiers recrutés à ses frais, le fort du Cachacrou dont dépendait la prise de l'île. Le fort était défendu par 650 hommes, 164 canons et 24 mortiers. Vence s'en empare et plante le premier drapeau français sur l'île. Bouillé lui marque sa satisfaction en lui décernant un brevet de lieutenant de frégate pour la durée de la campagne.

Le 20 septembre 1778 il prend le commandement de LA TRUITE qui le 8 décembre est versée dans l'escadre de l'amiral d'Estaing pour participer à l'expédition sur Sainte Lucie qui se solde par un échec. Le 1er janvier 1779 il passe sur la frégate LA CÉRÈS puis le 16 avril, comme lieutenant de vaisseau, sur LE LANGUEDOC, le vaisseau du comte d'Estaing dont l'escadre, renforcée par les 17 vaisseaux de Grasse, Vaudreuil et La Motte-Piquet, prépare la conquête de la Grenade. La flotte de 26 vaisseaux et 8000 hommes de troupe appareille le 30 juin. L'amiral confie à Vence le commandement d'un détachement d'élite de 60 grenadiers pour s'emparer des batteries du morne de l'hôpital, clef réputée imprenable du dispositif de défense du gouverneur Lord McCartney. Le 4 juillet, Vence force les barricades, met en fuite le détachement anglais et s'empare des batteries puis abat, en coupant la drisse d'un coup de sabre, le pavillon anglais qu'il remplace par le pavillon français. Les grenadiers anglais, le voyant isolé, l'attaquent alors et il doit se défendre seul  jusqu'à l'arrivée du comte d'Estaing à la tête de sa colonne; Cet exploit lui vaut confirmation de son grade de lieutenant de vaisseau et d'Estaing lui promet la place de capitaine de port de la Grenade.

 

En septembre 1779, d'Estaing fait voile avec sa flotte, toujours avec Vence auprès de lui, vers les côtes américaines et décide, avec 3500 hommes et un contingent américain de 2000 hommes commandés par le général Lincoln, de tenter la prise de Savannah, capitale de la Géorgie, tenue par les anglais avec plus de 7000 soldats.

Le 9 octobre, d'Estaing ordonne l'attaque et, comme à son habitude, confie l'avant-garde à Vence avec mission de s'emparer de Spring Hill, la principale redoute à la tête de quatre-vingts grenadiers. Il franchit le fossé malgré le feu le plus violent, pénètre dans l'intérieur, se trouve en présence de cinq cents hommes. Mais, pour éviter ce feu, la majorité de ses hommes ont fait

Colonne :