SAR France

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Louis-Auguste de Mondion d'Artigny


 

 

Louis-Auguste de MONDION d'ARTIGNY (1761-1831)

 

 

NAISSANCE ET ENGAGEMENT

AU RÉGIMENT DE FOIX-INFANTERIE

 

 

René-Alexandre alias Louis-Auguste, comte de Mondion d'Artigny est né le 27 octobre 1761 au  château familial d'Artigny à Ceaux-en-Loudun (86). Il est le fils de Louis-Joseph-Vincent comte de Mondion d'Artigny, lieutenant des Maréchaux de France pour l'élection de Richelieu et du Haut-Poitou, chevalier de Saint-Louis (1735-1804) et de Marie-Henriette Berthre de Bournizeaux (1734-1792). Le 16 juin 1776, après des études au collège, il rejoint le Régiment de Foix-Infanterie à Auch (32) comme cadet gentilhomme.  Le régiment  se déplace à Toulon le 24 décembre 1776.

Le 1er janvier 1778, il est nommé sous-lieutenant par le colonel de son régiment le comte de Nieuil. En avril 1778, le comte Charles Henri d'Estaing, vice-amiral des mers d'Asie et d'Amérique vient réclamer aux régiments du Hainault et de Foix de fournir 500 hommes dont fait partie son cousin, le capitaine François de Mondion . En juillet 1778, le régiment passe en revue et l'inspecteur lui octroie un congé d'un semestre. De mai 1779 à Mars 1780, le régiment est à Béziers, puis le 29 mars 1780  reçoit l'ordre d'envoyer 300 hommes à Brest. Il est alors l'un des plus anciens sous-lieutenants et doit faire partie du contingent.

 

LA GUERRE D'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE

 

Le 22 mars 1781, il embarque au port de Brest pour la Martinique sur l’Hercule, vaisseau de 74 canons commandé par le vicomte Jean-Baptiste de Turpin de Jouhé du Breuil-Malaud. L’Hercule faisait partie de l’expédition commandée par l'amiral de Grasse qui met les voiles le 31 mars.

Arrivés le 29 avril 1781 à la Martinique, ils combattent contre les Anglais et reviennent le 6 mai à Fort-Royal (Fort-de-France). Le 11 mai, ils vont à Ste-Lucie avec le général François-Claude de Bouillé et 12 vaisseaux; le 14 ils sont à l'expédition menée contre Tobago, puis reviennent à la Martinique par le canal de Sainte-Lucie, l'île étant restée dans les mains des Anglais, et le 20 ils sont de retour à Fort-Royal où ils mouillent le 23 mai. Le 6 juillet 1781, il est promu lieutenant en second.

Le 5 juillet ils mettent à la voile pour le Cap-Français à St-Domingue, où Louis-Auguste retrouve son oncle François Thomas de Mondion  et deux de ses cousines au Quartier du Haut-Limbé, puis ils font voiles vers la Virginie, laissant la frégate l'Aigrette aller à Cuba récolter des subsides pour l'armée de Washington, et passent le canal de Bahama pour prendre part au siège d'Yorktown et de Gloucester dans la baie de Chesapeake. Notamment le 5 septembre l’Hercule, en position d’arrière-garde, prit part au combat et à l'ensemble des mouvements que de Grasse remporta contre l’escadre anglaise. Le 29 septembre, ils sont à Yorktown pour y mettre le siège. Le 17 octobre les renforts britanniques arrivent, mais il est trop tard, et les Anglais repartent sans combattre.

Le 19 octobre 1781, le général Corwallis capitule. Louis-Auguste gardera dans son journal la lettre adressée par les États-Unis et le général George Washington aux généraux français à leur départ d'Amérique. Le 2 novembre, ils reprennent la direction de la Martinique, où ils arrivent le 25. Le 28 janvier 1782, ils s'emparent de Niévès (Nevis), puis participent au siège et à la prise de la citadelle de Brimstone Hill à St-Christophe, le plus formidable fort anglais de toutes les Antilles, qu'ils prennent le 29. Le 7 avril 1782, ils embarquent à la tête de 200 navires marchands pour faire voile vers Saint-Domingue. Aux Saintes,  Le 12 avril 1782, l’Hercule faisant partie de l’Escadre Bleue participe au combat sous le commandement du capitaine de vaisseau de la Clocheterie qui est tué au cours de la bataille. Puis l'Hercule, commandé alors par le Chevalier de Puget de Bras, passe par Curaçao, arrive à nouveau au Cap-Français à St-Domingue, Louis-Auguste y retrouve sa cousine Geneviève-Charlotte de Mondion, mariée au marquis Just de Rostaing, ainsi que d'autres parents à l'habitation Mondion. Le 5 juillet 1782, il quitte le port sur l’Hercule, la flotte étant aux ordres du marquis de Vaudreuil, pour mouiller dans la rade de Boston et procéder aux réparations des navires endommagés jusqu'au 10 janvier 1783. Ils sont à St-Domingue en février, puis passent le canal de Porto-Rico vers Curaço et le Venezuela, où Louis-Auguste retrouve le 8 mars à Porto-Cabello son cousin germain Joseph de Messemé, qui y est après l'échouage de son navire La Bourgogne (4 février 1783). La paix venant à la fin mars, ils rentrent à Brest, où ils sont de retour le 17 juin 1783.

 

SÉJOUR EN AUTRICHE - ENGAGEMENT CONTRE LES TURCS

 

Le 30 juillet 1783, il quitte Brest et passe rendre visite à Artigny à ses parents. Le 3 janvier 1784, il arrive à Strasbourg, où il reste jusqu'en avril 1784 chez sa tante Barbe-Elisabeth Hux de Bayeux, baronne de Wurmser. En 1785, il reste en garnison toute l'année à Strasbourg. Le 6 février 1786, il est élevé au grade de lieutenant en premier. Le 1er octobre 1786, il démissionne de l’armée.

Le 3 novembre 1786, il arrive à Vienne après 14 jours de navigation, et y travaille un temps pour le comte Ferenc von Zichy. Le 1er avril 1788, Il s’engage comme cadet avec la promesse d'être nommé rapidement officier dans le 24e régiment de Preiss-infanterie de la ligue de Comte Franz von Preiss, un bataillon avec lequel il participe aux campagnes de 1789,1790, 1791 contre les Turcs, dont le siège et la prise Belgrade.

Le 15 janvier 1792, il rend visite à sa famille, dont il est resté éloigné pendant 17 mois. Le 2 février 1792, il arrive à Strasbourg, où il se présente au commandant de la ville, le maréchal et baron Nicolas de Luckner, commandant en chef de l'armée du Rhin,  à qui Rouget de Lisle dédiera son célèbre Chant de guerre pour l'armée du Rhin en avril ! Il porte alors l'uniforme autrichien !... Mi février, il est à Paris et y voit des parents dont le marquis Just-Antoine-Henry-Marie de Rostaing, maintenant ancien député et ancien secrétaire de l'Assemblée. Le 2 mars 1792, le voici donc rentré chez lui à Artigny, à un moment où beaucoup ont quitté la France ! Le 7 avril 1792, sa mère décède. Il repasse le 29 avril 1792 à Strasbourg, (alors que la guerre a été déclarée le 26) où il est sollicité d'accepter une place de lieutenant-colonel par le citoyen Philippe-Frédéric baron de Dietrich, maire de Strasbourg, mais il préfère le titre de capitaine autrichien que de s'allier contre les Bourbon. Le 4 mai 1792, Louis-Auguste indique sur son laisser-passer que "l'officier des grenadiers du régiment de Preiss au service du Roi de Hongrie rentre à Vienne par Manheim". Le 10 mai 1792, il arrive à Coblence, où il est présenté au comte d'Artois, avant de repartir pour Trèves, où se forme l'Armée des Princes, pour retrouver ses frères qu'il n'a pas vus depuis 9 ans... Il assiste aux fêtes du couronnement de l'empereur François II. Le 1er avril 1793, Il épouse Eva-Rosa Denis à Karlsruhe, qui lui donne un fils, mais mère et fils succombent peu après. Le 24 septembre 1794, il quitte Karlsruhe et retourne dans le régiment d'Auersperg. Il y cessera de servir officiellement le 31 décembre 1795 avec le grade de sous-lieutenant dans l’armée d’Autriche.

Le 4 janvier 1796, de retour à Vienne, il y rencontre Anne-Thérèse Marquet qu'il épouse le 21 janvier 1799, à l'église catholique Saint-Pierre. Ils y vivent jusqu'à la mort de son père en 1804, où il décide de retourner en France.

 

 

RETOUR EN FRANCE

 

Le 3 octobre 1805, il s'installe à Vendôme comme receveur principal de l’Administration des impositions indirectes (Droits Réunis).

Le 31 janvier 1816, il est élevé au titre de chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis et le 14 août, il est nommé chef de bataillon à titre honorifique aux Invalides. Le 20 octobre1817, il est mis à la retraite sans préavis. Il s'installe à Paris où sa seconde femme Anne-Thérèse Marquet meurt le 14 août 1823.

Le 8 septembre 1824 Louis-Auguste épouse Charlotte-Henriette Drouiteau à la mairie du X° arrondissement située rue de Verneuil, dans l'ancien Hôtel de Bouville (l'actuel VII° arrondissement). Ils officialisent à cette occasion la naissance de leur fils, Alexandre Henry, né le 20 décembre 1821 à Paris III°. Le même jour, le mariage religieux est célébré à l'église Saint-Eustache par dérogation. Le 4 mai 1825, Henriette donne naissance à leur fille Eugène-Sophie-Louise-Désirée.

Le 7 janvier 1826, il est admis comme capitaine titulaire et chef de bataillon honoraire à l'Hôtel des Invalides.

Le 16 août 1829, en visite au Havre, Louis-Auguste, portant son uniforme des Invalides, est présenté à Madame Royale, la Dauphine Marie-Thérèse de Bourbon (1778-1851), par son neveu le baron Charles-Arthur Foäche , sous-préfet du Havre et les Bégouën-Demeaux chez qui il réside.

Le 6 mai 1831, Louis-Auguste meurt à Paris.

 

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Descendant SAR  : William FOUCAULT (rédacteur)